Vous avez des questions spécifiques sur le projet ou vous souhaitez simplement en savoir plus ? Veuillez consulter notre foire aux questions et les réponses pour les catégories suivantes :
Veuillez également consulter la série de présentations suivantes sur le projet de gestion des sédiments dans l’arrière-port de Kingston pour obtenir des détails supplémentaires.
L’objectif général du projet est de réduire à un niveau acceptable les risques que présentent les sédiments contaminés pour la santé humaine et l’environnement tout en assurant la protection des habitats fauniques (p. ex., l’habitat des tortues du littoral), des ressources archéologiques (p. ex., épaves et artefacts culturels), des infrastructures (p. ex., murs du port, services d’utilité publique) et des ressources récréatives. Pour ce faire, il faudra assainir certaines zones de l’arrière-port de Kingston (APK), en se concentrant sur les sédiments où se trouvent la majorité des contaminants.
L’objectif du projet n’est pas le transfert de responsabilités mais plutôt le respect de l’engagement pris par le gouvernement fédéral de gérer les sites contaminés de manière responsable. Le projet est réalisé dans le cadre du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) qui vise à réduire les risques pour l’environnement et la santé des personnes ainsi que le passif financier fédéral connexe sur les sites contaminés fédéraux connus. Le programme utilise un processus systématique pour évaluer les sites sous responsabilité fédérale et mettre en œuvre des mesures de gestion du risque et/ou d’assainissement. Bien que ce ne soit pas un objectif du projet, toute cession ultérieure d’une propriété liée à l’arrière-port de Kingston suivrait la procédure de cession (décrite dans la Directive sur la gestion des biens immobiliers du Conseil du Trésor), selon laquelle la propriété est d’abord offerte à d’autres ministères fédéraux, à des sociétés provinciales, à des municipalités et à des groupes autochtones pour un usage continu à des fins d’intérêt public.
Les sédiments sont les matériaux solides et mous qui se trouvent sous l'eau au fond d'un port, d'un lac ou d'un cours d'eau. Tout comme le sol peut se déplacer avec le vent et la pluie, les sédiments se déplacent et se mélangent au fil du temps sous l'effet des vagues, des courants d'eau ou des perturbations causées par les personnes et les animaux.
La contamination des sédiments fait référence à la présence de produits chimiques dans les sédiments à des niveaux supérieurs à ce qu'ils devraient normalement être. De nombreux produits chimiques sont présents naturellement, de sorte que la présence d'un produit chimique dans les sédiments ne signifie pas nécessairement qu'il y a contamination. Les scientifiques ont identifié des niveaux de produits chimiques dans les sédiments qui peuvent être utilisés pour aider à déterminer ce qui est contaminé et ce qui ne l'est pas. La présence d'une contamination ne signifie pas que les sédiments sont pollués à des niveaux dangereux. Au contraire, la contamination des sédiments doit être étudiée pour déterminer si elle est sans danger ou non pour les personnes et l'environnement, ce qui dépend de la zone, des produits chimiques et des utilisations du site.
Des études antérieures sur la qualité de l'eau du port ont conclu que la qualité de l'eau est généralement bonne par rapport aux lignes directrices provinciales et fédérales visant à protéger les personnes, les poissons et la faune. La principale préoccupation concerne les contaminants présents dans les sédiments qui peuvent être dangereux pour les personnes, les poissons et la faune.
Les produits chimiques potentiellement préoccupants dans les sédiments sont variés, mais se répartissent en quelques catégories : métaux, HAP et PCB.
Nous avons entendu des préoccupations concernant la perturbation du chrome enfoui dans les sédiments de l’arrière-port de Kingston (APK). Ces préoccupations sont généralement réparties dans les trois catégories suivantes :
Mélange physique - L’échantillonnage a montré que les sédiments de surface de l’APK sont bien mélangés de sorte que des contaminants comme le chrome, qui ne sont plus générés par les industries avoisinantes, ne se trouvent pas enfouis de façon systématique dans des couches ou des profondeurs distinctes et isolées. Le transport des sédiments a entraîné la propagation horizontale et verticale de ces produits chimiques au fil du temps. Les programmes de dragage utilisent par ailleurs des mesures de contrôle pour limiter le mélange et empêcher les produits chimiques de se propager en aval au fur et à mesure de leur enlèvement. La conception du projet prévoit également l’ajout de matériaux propres dans les zones draguées afin de réduire les risques liés aux couches de sédiments nouvellement exposées. Il convient de noter que le mélange se produit naturellement dans le port, sans dragage. Pendant de nombreuses années, des processus naturels comme le mouvement de l’eau et les animaux fouisseurs ont déplacé et mélangé les sédiments pour aboutir aux schémas actuels de contamination des sédiments. Ce sont ces mêmes processus qui, par le passé, ont entraîné la propagation de contaminants dans l’ensemble du port, bien au-delà des zones où ils avaient été introduits à l’origine.
Spéciation actuelle du chrome - Bien que le chrome puisse exister sous différentes formes qui influencent la façon dont il se déplace dans les organismes ou cause des dommages, les données montrent que dans l’APK, plus de 99 % du chrome dans toutes les couches est sous une forme stable appelée chrome trivalent [Cr(III)]. Les profils sédimentaires montrent que des niveaux élevés de chrome sont trouvés dans tout le profil sédimentaire, y compris à la surface. Il n’y a pas de couche profonde de chrome hexavalent [Cr(VI)] nocif qui serait exposée pendant le dragage. Les sédiments dans l’APK sont constitués d’un mélange plutôt que de couches sédimentaires distinctes et stables et ce mélange naturel a maintenu le chrome sous une forme trivalente dans les couches supérieures de sédiments.
Potentiel de transformation chimique - Les couches de sédiments à dominance de chrome hexavalent ne se développeraient pas avec le projet, que ce soit pendant ou après le dragage. Étant donné que les travaux d’assainissement se dérouleront sur une période relativement courte (c’est-à-dire à l’échelle de quelques mois pour chaque unité d’aménagement), et avec le remblayage de matériaux plus propres au-dessus de la surface après le dragage, il n’y a pas assez de temps pour la transformation du chrome trivalent en chrome hexavalent. Amanatidou (2023) décrit les conditions environnementales qui provoquent la transformation du chrome dans les milieux environnementaux naturels, et conclut que :
Amanatidou E. 2023. Speciation, Chemistry, Geogenic Formation and Dispersion of Chromium in Groundwater. In: Kumar N, Walther C, Gupta DK (eds), Chromium in Plants and Environment. pp 19–41. Environmental Science and Engineering. Springer, Cham.
Les métaux présents en quantité élevée dans le port sont le chrome, le mercure, l'arsenic et le cuivre à certains endroits. Ces métaux proviennent principalement de l'industrie historique située sur le front du port, soit en étant directement déposés, soit en étant entraînés dans le port par les eaux de surface ou les eaux souterraines. Par exemple, le chrome présent dans le port provient du procédé de tannage au chrome utilisé par la tannerie Davis, qui était immédiatement adjacente au port pendant une grande partie du XXe siècle. Les métaux présents dans le port peuvent poser des risques pour l'écologie et la santé humaine, selon le type et l'endroit où ils se trouvent.
Les HAP sont naturellement présents dans le charbon, le pétrole brut et l'essence, et sont produits par la combustion. Les HAP sont un contaminant courant dans les cours d'eau urbains et proviennent de nombreuses sources, notamment les égouts pluviaux des eaux de ruissellement des routes, les gaz d'échappement des automobiles, les émissions des fours et des cheminées ou les déversements des dépôts de carburant et des marinas. Les stocks de charbon, les quais de graissage et les gares de triage de l'arrière-port de Kingston, ainsi que l'ancienne usine de gazéification du charbon située au centre-ville de Kingston, sont considérés comme les principales sources de HAP dans le port. Ces produits chimiques se décomposent naturellement (c'est-à-dire qu'ils se biodégradent) dans l'environnement, mais ce processus peut prendre beaucoup de temps selon le type et la quantité de HAP présents. Les HAP présents dans le port présentent des risques pour l'écologie et la santé humaine.
Les PCB sont des produits chimiques fabriqués par l'homme qui étaient largement utilisés dans les équipements électriques comme les condensateurs et les transformateurs, et que l'on trouvait auparavant dans les fluides hydrauliques, les fluides de transfert de chaleur, les lubrifiants et les plastifiants. Les PCB ont principalement été rejetés dans le port par les eaux de surface et les eaux souterraines qui traversent l'ancienne décharge de Belle. En raison de leur toxicité pour les personnes, les poissons et la faune, l'importation, la fabrication et la vente de BPC sont devenues illégales au Canada en 1977. Dans l'arrière-port de Kingston, les PCB ont très probablement été libérés dans l'environnement par des fuites provenant d'une ancienne décharge, d'un parc à ferraille et d'un chantier de démolition. Une fois dans l'environnement, les PCB adhèrent fortement aux sols et aux fonds des lacs et peuvent être transportés sur de longues distances depuis leur source d'origine. Ils se lient aussi fortement aux tissus gras des animaux et s'amplifient dans la chaîne alimentaire, c'est-à-dire qu'ils passent dans les gros animaux et s'y accumulent lorsqu'ils mangent des animaux plus petits. Ces produits chimiques se décomposent (c'est-à-dire se biodégradent) très lentement et peuvent durer très longtemps dans l'environnement. Les PCB présents dans le port présentent des risques tant pour l'écologie que pour la santé humaine.
Comprendre et traiter le potentiel de recontamination est essentiel pour les projets de sites contaminés. La plupart des contaminations dans le port résultent d'activités historiques dans les zones environnantes. La contamination résiduelle dans la plupart de ces zones environnantes est gérée, ou sa gestion est prévue, ce qui contribuera à prévenir toute contamination future du port. Par exemple, un système d'eau souterraine a été installé au parc Emma Martin pour empêcher les métaux de se déplacer vers le port, et un système de gestion des lixiviats a été installé à l'ancienne décharge pour recueillir l'eau qui se déplace à travers les matériaux de la décharge et empêcher le déplacement des PCB.
Le plan conceptuel de gestion des sédiments reconnaît que l'arrière-port de Kingston est un port en activité et qu'il peut donc continuer à recevoir de nouveaux apports provenant d'utilisations actives (p. ex. eaux pluviales, trafic maritime, déversements de carburant). Pour cette raison, l'objectif du plan est de gérer la contamination jusqu'à des niveaux de risque plus bas et plus acceptables, et non pas d'assainir les lieux jusqu'à ce qu'ils soient intacts. Les sources continues ne devraient pas aggraver les conditions au-delà du niveau géré, et les réglementations environnementales actuelles et les meilleures pratiques pour protéger l'environnement réduiront la probabilité de recontamination. Le site sera surveillé à long terme pour garantir que les concentrations restantes restent stables ou diminuent avec le temps.
Dans l’ensemble, la qualité de l’eau dans l’arrière-port de Kingston (APK) est considérée comme bonne. En effet, une grande partie des produits chimiques présents dans l’APK est fortement liée aux sédiments et ne se dissoue pas facilement dans les eaux de surface. Bien que certains contaminants sont présents dans l’eau de l’APK à des concentrations relativement plus élevées que dans certaines zones de référence, ils ne sont pas à des niveaux qui nécessitent des interventions supplémentaires, autres que celles qui ont déjà été prévues dans le cadre de ce projet.
Pour mieux comprendre l’incidence des différentes conditions météorologiques (comme les précipitations) sur la qualité de l’eau de l’APK et la présence de contaminants émergents et les mesures de contrôle à la source (contrôle des polluants à leur source), nous avons récemment prélevé des échantillons supplémentaires d’eau et de sédiments aux points de sortie des égouts pluviaux, y compris celui qui se déverse dans le marais de la rue Orchard (évacuation des eaux pluviales de Kingscourt). Nous avons analysé les résultats pour l’ensemble des contaminants potentiellement préoccupants, incluant les nutriments et les contaminants émergents (ex. : contaminants issus de produits ignifuges qui sont associés aux activités contemporaines et non aux anciennes industries). Ces résultats démontrent le contrôle à la source, confirment la qualité des eaux pluviales qui sont rejetées dans l’APK et fournissent des informations utilisées pour la conception du projet. L’ensemble des informations relatives à la surveillance de la qualité de l’eau seront communiquées à la Ville de Kingston pour qu’elle les prenne en compte dans le cadre de son programme de gestion des eaux pluviales et de contrôle à la source de la pollution.
Le terme "risque" signifie qu'il pourrait y avoir des dommages pour les personnes et/ou l'environnement exposés aux produits chimiques. On parle de risque parce qu'un dommage est possible, mais qu'il ne se produit pas toujours, ou qu'il ne concerne qu'un petit groupe d'individus. L'importance du risque dépend du degré d'exposition, de la santé préexistante et d'autres facteurs. Une évaluation des risques environnementaux est un processus scientifique utilisé pour décrire et estimer la probabilité d'effets négatifs sur la santé (c'est-à-dire les risques potentiels). Les évaluations des risques ont tendance à être conservatrices et à pécher par excès de prudence, car une sous-estimation du niveau de risque peut avoir des conséquences néfastes.
Le risque fait référence à la chance ou à la probabilité d'un effet non désiré. Le terme "risque" signifie qu'il pourrait y avoir un préjudice pour la santé des personnes, de la faune ou de la flore aquatique qui sont exposées aux produits chimiques. Pour les humains, les principaux risques dans le port sont liés à l'exposition aux HAP et aux PCB (les métaux sont moins préoccupants, sauf peut-être le méthylmercure). Une forte exposition aux HAP et aux PCB peut avoir des effets négatifs sur la santé des personnes - la principale préoccupation concernant l'exposition aux HAP est un risque accru de cancers, mais pour les PCB, on s'inquiète également des effets sur le système immunitaire, le système reproducteur, le cerveau, les glandes ou les organes. Les métaux, les HAP et les PCB sont tous des problèmes potentiels pour les poissons et la faune. Les effets de l'exposition à ces produits chimiques peuvent inclure un mauvais développement des jeunes animaux, des malformations chez les animaux adultes et, éventuellement, la mort.
Presque toutes les activités humaines comportent un certain risque. L'étude de l'évaluation des risques pour la santé vise à mesurer ces risques, afin que les autorités de réglementation et le public puissent mieux les comprendre et, le cas échéant, réduire ces risques à un niveau acceptable. Pour décider des niveaux de risque acceptables, les évaluateurs de risques déterminent d'abord si les risques sont volontaires. La plupart des gens sont prêts à prendre des risques plus élevés pour leur santé lorsqu'ils comprennent la nature des risques encourus et lorsqu'ils peuvent exercer un certain contrôle sur le degré de prise de ces risques. Par exemple, le fait de conduire une voiture présente un risque modéré, mais de nombreuses personnes acceptent les dangers de la conduite en raison des avantages qu'elle présente, de leur compréhension de ces risques et de leur contrôle partiel sur ces risques. Les risques liés aux produits chimiques/contaminants présents dans l'environnement sont traités différemment car ils sont pour la plupart non volontaires et invisibles.
Une évaluation des risques environnementaux est un processus scientifique utilisé pour décrire et estimer la probabilité d'effets négatifs sur la santé (c'est-à-dire les risques potentiels) pour les récepteurs humains et écologiques (par exemple, les poissons et la faune). Ces risques chimiques peuvent résulter du fait de toucher, respirer, manger ou boire, délibérément ou accidentellement, des contaminants présents sur un site. Pour qu'un risque existe, trois choses doivent être vraies : 1. la quantité de produit chimique dans l'environnement est suffisamment élevée pour nuire potentiellement aux organismes (personnes, poissons, faune, etc.) ; 2. les organismes qui peuvent manger ou être exposés au produit chimique doivent se trouver sur le site au moins une partie du temps ; et 3. il doit y avoir un moyen pour l'organisme d'entrer en contact avec les produits chimiques. Lorsque des risques modérés ou élevés (voir les définitions des catégories de risques ci-dessous) sont observés lors d'une évaluation des risques pour l'environnement, un nettoyage et/ou un plan de gestion des risques est nécessaire pour traiter les risques afin de protéger les personnes, les poissons et/ou la faune.
Les évaluateurs de risques classent les risques en fonction du niveau de menace pour la santé. Pour la santé humaine, nous examinons la probabilité d'un résultat négatif grave pour la santé (par exemple, un cancer) ou la mesure dans laquelle une exposition chimique à long terme dépasse un niveau considéré par les scientifiques comme sûr. Dans l'évaluation des risques écologiques, une approche similaire est utilisée et se concentre sur les risques sanitaires pour les communautés d'animaux telles que les poissons et les animaux sauvages et leur nourriture. Pour aider à résumer les risques, nous utilisons souvent des termes tels que "risque négligeable", "risque faible", "risque modéré" et "risque élevé". Ces catégories résument des informations complexes et détaillées en catégories simples. Des exemples sont fournis ci-dessous.
Risque négligeable (sans danger pour une utilisation illimitée) : Un risque si faible que l'on peut facilement et en toute confiance conclure qu'il est sans danger. Pour la santé humaine, cela signifie que les gens peuvent être exposés sans restriction au site sans que leur risque n'augmente de manière significative. Pour la santé écologique, un risque négligeable signifie que les animaux sont protégés en termes de survie ou de capacité à croître, se développer ou se reproduire normalement. Par exemple, on parle de risque négligeable lorsque la contamination du site se situe dans les limites des niveaux de fond normaux pour une substance chimique dans l'eau, les sédiments et les tissus des poissons.
Risque faible (généralement sans danger mais avec des restrictions possibles) : Un risque qui est acceptable pour presque tous les utilisateurs du site. L'exposition peut dépasser les niveaux de fond ou les directives de dépistage, mais sans causer de menace majeure pour la santé. Dans une situation de risque faible, il est possible qu'un petit nombre d'individus très exposés et très sensibles soient affectés. Pour cette raison, des contrôles peuvent être nécessaires pour maintenir les risques à un niveau faible (par exemple, un avis sur la consommation de poisson). Pour l'évaluation des risques écologiques, un risque faible signifie qu'un petit nombre d'individus d'espèces communes pourraient avoir des réactions mineures, mais que les populations et les communautés restent saines, diverses et productives.
Risque modéré (peut être dangereux) :Un risque qui est considéré comme inacceptable à long terme, sur la base du potentiel d'atteinte à la santé. Un risque modéré ne représente pas une urgence, ni même une preuve définitive d'atteinte à la santé, mais nécessite plutôt un plan prudent pour réduire l'exposition. Pour la santé humaine, on parle de risque modéré lorsque les personnes consomment plus que la dose journalière recommandée d'une substance. Pour la santé écologique, le risque modéré signifie que l'on s'attend à des effets néfastes sur les individus des espèces sensibles, ce qui peut ou non se traduire par une population moins saine.
Risque élevé (clairement dangereux) : Un risque qui est inacceptable, dont la menace pour la santé est clairement démontrée, et qui nécessite une action rapide pour réduire l'exposition. Un exemple de risque élevé qui peut survenir dans la vie quotidienne est la contamination de la viande ou des fruits et légumes par des bactéries telles que Escherichia coli (E. coli). Dans certaines conditions, les produits alimentaires peuvent être contaminés à un degré qui nécessite une intervention de l'Agence canadienne d'inspection des aliments pour protéger la santé publique. Le même principe s'applique à la contamination par des produits chimiques, de sorte que les risques élevés liés aux déversements ou aux zones concentrées de produits chimiques peuvent nécessiter une intervention rapide. En ce qui concerne la santé écologique, des conditions de risque élevé peuvent résulter d'un déversement dans l'environnement, ce qui exige une intervention rapide pour prévenir des dommages environnementaux étendus.
Le projet vise à réduire les risques à un niveau qui assure la protection des personnes et de l’environnement, conformément aux normes utilisées par le gouvernement fédéral pour d’autres sites de sédiments contaminés dans les ports urbains. Pour ce faire, certains sédiments devront faire l’objet de travaux d’assainissement mais il ne sera pas nécessaire d’abaisser les niveaux de contamination dans toutes les zones contaminées selon les lignes directrices les plus strictes en matière de qualité des sédiments. L’objectif est de concentrer les interventions là où les risques sont les plus élevés, tout en assurant la protection des habitats fauniques et des ressources archéologiques, des infrastructures et des ressources récréatives. Les risques seront ainsi réduits dans les zones où des travaux d’assainissement sont prévus, ce qui et accélérera également le rétablissement d’autres zones à plus long terme, car les sédiments se déplacent continuellement dans le port. Cette approche équilibrée sera établie avec la participation de groupes autochtones, de partenaires et du public.
Il n'y a pas d'urgence sanitaire ni de nécessité d'agir de toute urgence. Les risques pour la santé humaine sont considérés comme modérés, mais pas graves, et ils persisteraient pendant des décennies s'ils n'étaient pas gérés. On a le temps d'élaborer soigneusement un plan de gestion des sédiments pour l'arrière-port de Kingston afin de ramener les risques à un niveau acceptable. La qualité de l'eau reste acceptable et ne nécessite pas une gestion distincte du plan de gestion des sédiments. Si les gens ne consomment pas beaucoup de poisson local et n'ont pas de contact régulier avec les sédiments contaminés, le risque est faible. Un avis de consommation de poisson est en place (Carte du Guide de consommation du poisson de l’Ontario | ontario.ca). La plupart des activités de loisirs dans le port et aux alentours, comme la navigation de plaisance, le kayak, l'aviron et la randonnée, sont sans danger si le contact de la peau avec les sédiments est minimisé ou évité. Les gens doivent éviter de toucher les sédiments (y compris le contact par la baignade). Si les sédiments entrent en contact avec votre peau, il est recommandé de les rincer et de vous laver les mains avant de manger.
Depuis plusieurs décennies, on sait que l’arrière-port de Kingston (APK) présente des niveaux élevés de contamination due aux industries et à l’utilisation historique des terres environnantes. En effet, un processus d’évaluation de la qualité de l’environnement dans l’APK a commencé il y a plus de 20 ans afin d’identifier les différentes sources de contamination et déterminer l’étendue et les niveaux de contamination de l’APK les risques associés et, le cas échéant, les stratégies nécessaires pour gérer ces risques.
Nous savons maintenant que les principales sources de contamination des sédiments sont contrôlées. Des études montrent cependant que le rétablissement de la qualité des sédiments dans le port a été lent ou n’a pas eu lieu et que certains sédiments contaminés continuent à se répandre dans d’autres sections du port. En effet, dans le cadre du processus fédéral, nous devons maintenant prendre des mesures pour assainir les zones qui sont trop contaminées pour être laissées en place dans leur état actuel en toute sécurité.
Laisser les processus naturels se poursuivre (ce que l’on appelle « rétablissement naturel surveillé ») a été considéré tout au long du projet et constitue l’approche recommandée pour la majorité de l’arrière-port de Kingston (APK) où les niveaux de contamination sont plus faibles. Si les résultats de l’échantillonnage des sédiments sur le site avaient démontré qu’un rétablissement naturel se produisait au fil du temps, nous aurions proposé de gérer une plus grande partie des sédiments de l’APK par l’intermédiaire d’un rétablissement naturel surveillé. Malheureusement, dans certaines zones, l’échantillonnage sur le terrain démontre que le rétablissement naturel ne suffit pas pour que la qualité des sédiments s’améliore sur plusieurs décennies. Cela a été confirmé par des échantillons de sédiments prélevés entre 2021 et 2024, qui montrent qu’au cours des 10 à 15 dernières années, les niveaux de contamination ont peu évolué; il existe toujours des niveaux élevés de plusieurs contaminants à des concentration qui posent des risques pour la santé humaine et l’environnement dans les sédiments de surface, là où les animaux vivent et se nourrissent. Les risques varient en importance et en type selon les différentes parties du port mais il existe de nombreux contaminants et groupes sensibles touchés dans les conditions actuelles. Cela signifie que des mesures sont nécessaires dans les zones plus fortement contaminées, où le rétablissement naturel ne suffit pas à contrôler les risques.
Si les contaminants étaient systématiquement enfouis profondément et recouverts d’une couche stable et propre de sédiments, cela aurait pu permettre davantage un rétablissement naturel surveillé. Malheureusement, une contamination importante subsiste, en partie à la surface et à de faibles profondeurs. Les processus naturels dans le port entraînent également le déplacement et le mélange des sédiments en raison de diverses activités, notamment celles des animaux, ainsi que par l’action du vent, des vagues et de la glace. Ces activités maintiennent une grande partie des contaminants en surface, même si les sources situées en amont ont été contrôlées depuis de nombreuses décennies. De récents essais effectués sur place confirment également que les sédiments continuent à se déplacer et à se mélanger autour du port.
Comme les contaminants sont présents à des niveaux supérieurs aux niveaux sécuritaires et qu’ils ne diminuent pas avec le temps, une gestion active des sédiments contaminés est nécessaire. Des mesures ciblées permettront de réduire les risques dans des zones clés, d’améliorer rapidement la situation et d’arrêter ou de ralentir la propagation de sédiments contaminés plus loin dans l’APK. L’équilibre entre l’intervention et la perturbation dans l’environnement naturel est soigneusement étudié, tant dans la conception détaillée du projet que dans le cadre du processus d’évaluation des impacts environnementaux.
La plupart des activités récréatives pratiquées dans le port et aux alentours, comme la natation, la navigation de plaisance, le kayak, l'aviron et la randonnée, sont considérées comme sûres, car le contact avec les sédiments est réduit au minimum ou évité pendant ces activités. Les gens doivent éviter de toucher les sédiments et de manger tout ce qui peut avoir touché les sédiments. Si des sédiments entrent en contact avec votre peau pendant que vous utilisez le port, il suffit de les rincer et de vous laver les mains avant de manger.
Bien que la présence de tortues et d'autres animaux sauvages dans le port soit un bon signe que les sédiments ne sont pas à l'origine d'une toxicité grave ou aiguë pour la faune, ils peuvent être à l'origine de problèmes de santé sous-jacents ou d'impacts au niveau de la communauté qui ne sont pas nécessairement visibles ou observables dans toute la population. Les effets de l'exposition de la faune aux métaux, aux HAP et aux PCB peuvent inclure un mauvais développement, une diminution des taux de reproduction, des malformations ou des tumeurs, et la mortalité. Par exemple, des anomalies physiques, telles que des tumeurs cutanées, ont été observées chez certaines barbottes brunes du port, probablement causées par le contact avec les sédiments.
La plupart des activités récréatives dans le port et ses environs, comme la natation, la navigation de plaisance, le kayak, l'aviron et la randonnée, sont sans danger si le contact de la peau avec les sédiments est minimisé ou évité. Les gens doivent éviter de toucher les sédiments et de manger tout ce qui peut avoir touché les sédiments. Si des sédiments entrent en contact avec la peau, il suffit de les rincer à l'eau du site ou de prendre une douche, et de se laver les mains avant de manger. La consommation de poissons provenant de l'arrière-port n'est pas recommandée. On conseille aux pêcheurs à la ligne de consulter le Guide de consommation du poisson de l'Ontario (Carte du Guide de consommation du poisson de l’Ontario | ontario.ca) pour connaître les zones de la région de Kingston où les risques de consommation de chair de poisson sont moindres.
Il existe de nombreux contrôles et pratiques environnementaux standard et acceptables pour éliminer en toute sécurité les sédiments contaminés. Le dragage est une pratique sûre et courante pour enlever les sédiments contaminés et a été effectué efficacement dans des ports de toute l'Amérique du Nord. Le dragage peut être effectué à l'aide d'un godet fermé pour éviter de perdre des sédiments lors de leur remontée, ou par aspiration à l'aide d'une pompe à vide pour enlever les sédiments. Dans le cadre du processus de conception détaillée, les technologies les mieux adaptées à chaque zone seront sélectionnées, et un plan de gestion environnementale sera préparé pour empêcher la propagation des contaminants. Un plan de gestion environnementale décrit comment les activités du projet seront menées en toute sécurité et quels contrôles environnementaux doivent être mis en place pendant le projet pour éviter tout effet environnemental imprévu, comme des répercussions sur la qualité de l'eau ou des sédiments, un danger physique pour la faune ou des dommages aux valeurs archéologiques. Des contrôles environnementaux, tels que des rideaux de sédiments, seront utilisés pour empêcher le transport de sédiments en suspension en dehors des zones de travail. Une surveillance de l'environnement, notamment de la qualité de l'eau et des sédiments en dehors des zones de dragage, sera effectuée pour confirmer que les produits chimiques ne se répandent pas dans d'autres zones du port ou au-delà.
Le plan de gestion environnementale (qui sera préparé dans le cadre de la conception détaillée) décrira les mesures à prendre pour empêcher les sédiments remis en suspension d'avoir un impact sur les zones périphériques du port ou au-delà. En général, ces mesures comprennent l'utilisation de rideaux de sédiments en tout temps pendant le dragage et exigent que la qualité de l'eau soit conforme aux valeurs de fond et/ou aux lignes directrices approuvées en matière de qualité de l'eau pour la protection de la vie aquatique à l'extérieur des zones activement draguées. Une surveillance environnementale et un échantillonnage de la qualité de l'eau seront effectués pendant le dragage afin de vérifier que les conditions susmentionnées sont respectées. Ces mesures, qui combinent des approches techniques et les meilleures pratiques de gestion, sont couramment appliquées dans les projets d'excavation et de recouvrement des sédiments et se sont avérées efficaces pour contenir les sédiments remis en suspension.
Le dragage est une technique standard et fiable d'élimination des sédiments contaminés qui a été utilisée pour l'assainissement de centaines de sites aquatiques contaminés en Amérique du Nord. Parmi les exemples d'assainissement de sites aquatiques contaminés récemment réalisés avec succès grâce au dragage, citons le projet d'assainissement du port d'Esquimalt, en Colombie-Britannique (Le projet d’assainissement du port d’Esquimalt atteint une étape importante - Canada.ca), Rock Bay dans le port de Victoria, en Colombie-Britannique (Sites contaminés fédéraux : exemples de réussite - Canada.ca)) et le fleuve Hudson dans l'État de New York (le plus grand projet de dragage environnemental réalisé en Amérique du Nord ; https://www.hudsondredging.com)
Le projet de gestion des sédiments de l’arrière-port de Kingston ne prévoit pas de dragage dans le marais de la rue Orchard, qui est reconnu comme une zone très sensible et qui fait partie de la terre humide d’importance provinciale du grand marais Cataraqui. Le plan proposé pour le marais de la rue Orchard prévoit plutôt une remise en état avec peu d’interventions (c’est-à-dire sans options de dragage ou d’encapsulage) et se limitera à un rétablissement naturel assisté. Un exemple de cette méthode de rétablissement naturel assisté est la mise en place de couches très fines de liants (comme le charbon actif), qui rendront les produits chimiques présents dans les sédiments des terres humides moins accessibles aux organismes aquatiques, réduisant ainsi les risques écologiques. Cette couche étant très mince et pouvant être appliquée à une certaine distance, son incidence sur la végétation et les communautés écologiques existantes devrait être très faible.
Au-delà des plans d’eau fédéraux, il existe des zones supplémentaires de sédiments de marais contaminés qui ne font pas partie de ce projet. Il existe des possibilités de collaboration à long terme avec d’autres parties qui possèdent ou gèrent ces zones adjacentes des terres humides d’importance provinciale. Les activités pour les plans d’eau fédéraux sont conçues pour permettre une compatibilité avec la gestion environnementale de ces autres zones, de sorte que les risques puissent être réduits davantage à long terme.
La profondeur des sédiments contaminés nécessitant un dragage diffère d’un bout à l’autre du port, car les sédiments meubles et limoneux qui contiennent la contamination varient en épaisseur. L’épaisseur de chaque unité d’aménagement a été évaluée à l’aide d’outils comme le radar à pénétration de sol et des carottages. Dans la majeure partie du port, l’épaisseur des sédiments meubles contaminés est inférieure à 1 mètre, mais il existe des zones où des excavations plus profondes seront nécessaires. Sous les sédiments meubles se trouve une couche d’argile lacustre native qui n’est pas contaminée, car ce matériau s’est déposé bien avant que la pollution ne se produise. Des échantillons ont confirmé que cette couche d’argile sous-jacente est propre et qu’elle constitue un excellent horizon repère pour indiquer la limite de la profondeur de dragage nécessaire. On estime actuellement qu’environ 69 500 m³ de sédiments devront être dragués dans l’APK (Stage 1 : 17 500 m³; Stage 2 : 52 000 m³). Ces volumes continuent toutefois d’être affinés à mesure que les travaux de conception se poursuivent.
Ces détails seront précisés au cours de la phase de conception détaillée. En général, les sédiments dragués seront d'abord déshydratés, ou légèrement asséchés, afin d'être plus stables pour le transport, puis seront probablement transportés par des camions de transport vers des décharges approuvées et réglementées pour y être éliminés. Selon le processus d'assèchement choisi, le matériau peut également être stabilisé et solidifié pour lier les contaminants sous une forme solide, et rendre le matériau plus facilement transportable par camions et/ou barges. Toute eau générée pendant le processus de déshydratation sera analysée et traitée si nécessaire. Les installations d'élimination, une fois sélectionnées, seront titulaires d'un permis, d'une licence, d'un certificat, d'une approbation ou de toute autre forme d'autorisation valide et en vigueur délivrée par un organisme de réglementation des installations (c.-à-d. le gouvernement fédéral ou provincial) pour la manipulation et l'élimination de matériaux contaminés ou de déchets dangereux de qualité (si nécessaire). Au cours de la conception détaillée, des zones d’arrêt seront développées de manière à équilibrer les considérations relatives à la circulation, à la zone de travail, à l'accès à l'équipement sur l'eau et aux préoccupations environnementales potentielles. Dans le cadre du dossier de conception et du processus d'évaluation des incidences, un plan de gestion de l'environnement sera préparé pour garantir que les mesures d'atténuation et les contraintes de l'évaluation des incidences sont respectées et que les matériaux sont transportés et éliminés de manière appropriée.
“Ex situ” signifie hors site; tous les sédiments dragués de l’arrière-port de Kingston (APK) seraient définitivement évacués et éliminés en toute sécurité dans un site d’enfouissement approuvé et autorisé situé à l’extérieur de la zone du projet.
“L’élimination des sédiments” est la principale méthode d’enlèvement des sédiments pour le projet et implique le transport par camion des sédiments asséchés de l’APK directement vers un site d’enfouissement autorisé. À priori, aucun traitement des sédiments n’est nécessaire dans la mesure où les sédiments dragués, appelés déblais de dragage, répondent aux critères de l’exploitant du site d’enfouissement en matière de caractéristiques chimiques et physiques. L’emplacement précis (destination) du ou des sites d’enfouissement n’a pas été déterminé mais toute option doit satisfaire aux exigences provinciales en matière de gestion et disposition des déblais de dragage. Au besoin, la nature des méthodes d’élimination et/ou de traitement des déblais à mettre en place sera par ailleurs validée durant les travaux sur la base d’observations et/ou en procédant à des travaux de caractérisation supplémentaires (ex. : essais de lixiviation) avant le transport hors site.
Le “traitement des sédiments” fait référence à un processus visant à réduire les niveaux exceptionnellement élevés de contaminants des sédiments de dragage afin que ces derniers puissent être éliminés dans des sites d’enfouissement. La plupart des sédiments dans l’APK n’auront pas besoin de ce type de traitement, car ils ne devraient pas présenter de concentrations de contaminants susceptibles de les classer dans la catégorie des « déchets dangereux ». Le traitement des sédiments ne sera nécessaire que si des poches de déchets dangereux sont repérées au cours du projet. Le traitement, si nécessaire, ne serait effectué que dans une installation dédiée et préalablement approuvée de sorte qu’aucune poussière, vapeur ou contamination résiduelle présentant des risques pour la santé ne sera générée lors du traitement. Il est possible que certains sédiments excavés près de la baie d’Anglin puissent se trouver contaminés par du brai de houille en phase libre et nécessiter un traitement mais celui-ci serait limité à de petits volumes de matériaux provenant de la ou des anciennes sources de gazéification du charbon.
Une étude d'impact détaillée (EID) sera réalisée, conformément à la Directive sur l'évaluation des impacts de Parcs Canada et aux exigences de la Loi canadienne sur l'évaluation des impacts (Loi sur l’évaluation d’impact (justice.gc.ca)), afin de déterminer si certains aspects du plan recommandé sont susceptibles de causer des effets environnementaux négatifs importants. L’EID tiendra compte des changements potentiels à l'environnement qui sont susceptibles d'être causés par le projet, des mesures d'atténuation techniquement et économiquement réalisables qui permettraient d'éviter ou de minimiser les effets négatifs, et de l'impact que le projet peut avoir sur les droits des peuples autochtones. L'EID comprendra une consultation officielle des communautés autochtones et une période de commentaires du public. L'étude d'impact détaillée peut entraîner d'autres changements de conception s'il s'avère que la conception actuelle proposée peut avoir des résultats négatifs importants sur l'environnement. La nécessité de retirer et/ou de contenir les produits chimiques sera équilibrée avec le respect de l'environnement, en particulier les zones d'habitats sensibles ou précieux. Il est reconnu que certaines des zones du littoral contiennent des caractéristiques ou des habitats plus sensibles, comme des épaves de navires ayant une valeur archéologique, des zones humides et des marais, ou des zones du littoral utilisées par les tortues, les oiseaux et d'autres espèces sauvages pour nicher, se nourrir et se prélasser. L'amélioration prochaine du plan de gestion des sédiments et l'éventuelle conception détaillée tiendront compte de ces zones sensibles et proposeront des méthodes différentes, et moins intrusives, pour la gestion des sédiments. Dans certaines zones, le dragage pourrait être entièrement exclu afin d'éviter toute altération inacceptable de l'habitat.
La nécessité d'éliminer les produits chimiques sera équilibrée avec le respect de l'environnement, en particulier des zones d'habitats sensibles ou valorisé. Il est reconnu que certaines des zones riveraines contiennent des habitats plus sensibles, comme des zones humides et des marais, ou des zones riveraines utilisées par les tortues, les oiseaux et d'autres espèces sauvages pour nicher, se nourrir et se prélasser. Le plan conceptuel de gestion des sédiments reconnaît ces zones sensibles et propose des méthodes différentes, et moins intrusives, pour la gestion des sédiments. Dans certaines zones, le dragage peut être entièrement exclu pour éviter une altération inacceptable de l'habitat. Ce projet peut également permettre de réaliser des gains d'habitat en restaurant les rivages ou d'autres habitats de faible valeur. Ces aspects seront développés plus en détail lors de l'amélioration prochaine du plan de gestion des sédiments et lors de la conception détaillée.
Le gouvernement fédéral a mené des études sur l’habitat du poisson afin de documenter les caractéristiques des habitats sensibles. En outre, l’équipe utilise un outil d’évaluation de l’habitat et de l’écosystème (HEAT) pour évaluer et prédire scientifiquement la variation nette de la productivité des habitats. Le modèle HEAT combine des renseignements sur l’inventaire des habitats du poisson avec les exigences propres au projet pour les stades de vie critiques. Il a été conçu pour évaluer les effets des projets d’aménagement sur l’habitat du poisson et a été principalement appliqué dans la région des Grands Lacs. Le projet suivra le principe directeur « pas de perte nette » (pas de perte nette de la capacité de production des habitats aquatiques) pour toutes les espèces reproductrices, et l’évaluation sera incluse dans l’évaluation d’impact détaillée pour l’arrière-port de Kingston, qui contient des sections spécifiques aux poissons et à l’habitat du poisson.
L’équipe du projet collabore avec Pêches et Océans Canada, le ministère des Ressources naturelles et d’autres organismes environnementaux pour s’assurer que les permis, les approbations et les orientations requis pour le projet sont respectés.
L'enlèvement des sédiments contaminés est le meilleur moyen de réduire définitivement les risques pour la santé. La nécessité d'enlever les produits chimiques sera équilibrée avec le respect de l'environnement, en particulier des zones d'habitats sensibles ou appréciés. Par exemple, les sédiments seront enlevés lorsque les poissons ne sont pas en période de fraie et que les tortues ne se déplacent pas dans la zone de travail. Les habitats sensibles seront identifiés et pris en compte avec soin dans le développement ultérieur du plan de gestion des sédiments et de l'étude d'impact. Ce projet peut également permettre de gagner des habitats en restaurant des berges ou d'autres habitats de faible valeur. Ces avantages seront développés dans le cadre de l'amélioration prochaine du plan de gestion des sédiments et de la conception détaillée.
Dans le cadre de la planification du projet et du processus d'engagement des parties prenantes, les entreprises opérant dans le port seront contactées pour s'assurer que l'équipe du projet a une bonne compréhension de leurs besoins opérationnels, afin que les impacts potentiels sur les opérations liées au projet puissent être identifiés et gérés.
Non - les projets de gestion des sédiments de ce type sont très sûrs et les technologies proposées (comme le dragage) sont des pratiques courantes pour éliminer les sédiments contaminés des ports. Le projet fera appel à des contrôles environnementaux appropriés, tels que des rideaux de sédiments, et une surveillance environnementale, comprenant des mesures de la qualité de l'eau et des sédiments à l'extérieur des zones de dragage, sera également effectuée pour confirmer que les produits chimiques nocifs pour les personnes, les poissons ou la faune ne se répandent pas dans d'autres zones du port ou dans le lac Ontario d'où provient la majeure partie de l'eau potable de Kingston.
Les détails du programme de surveillance seront élaborés au fur et à mesure de l'avancement de la planification. Les programmes de surveillance fédéraux pour ce type de travaux impliquent généralement une surveillance quotidienne intensive pendant la mise en œuvre du projet afin d'assurer la conformité au plan de protection de l'environnement prescrit, suivie d'une surveillance annuelle à court terme (~1-5 ans) et d'une composante de surveillance à long terme (~10+ ans) avec une fréquence réduite pour confirmer que la restauration de l'habitat a été réussie et que les objectifs de gestion des sédiments continuent à être atteints.
Dans le cadre de la planification du projet et du processus d'engagement des parties prenantes, les entreprises opérant dans le port seront contactées pour s'assurer que l'équipe du projet a une bonne compréhension de leurs besoins opérationnels, afin que les impacts potentiels sur les opérations liées au projet puissent être identifiés et gérés. Ces informations seront intégrées dans la conception détaillée et les plans de mise en œuvre du projet. Étant donné que le projet en est encore au stade de la planification, le calendrier exact et l'impact sur les activités commerciales sont encore inconnus ; cependant, nous travaillerons avec les entreprises qui exercent leurs activités dans le port pour minimiser ou éliminer les impacts sur leurs activités.
Non, le dragage ne sera pas effectué tout au long de l’année. Pour des projets de ce type, le dragage doit respecter des périodes d’exécution afin d’assurer la protection des stades biologiques sensibles des poissons, des reptiles et des autres animaux éventuellement présents. Le dragage est basé sur une période provisoire de cinq mois, de mai à septembre inclusivement. Ces périodes peuvent être peaufinées en fonction des caractéristiques hydrographiques de chaque plan d’eau dans le cadre de l’évaluation d’impact détaillée et des discussions avec d’autres organismes de réglementation comme Pêches et Océans Canada et Environnement et Changement Climatique Canada. Elles seront adaptées en fonction de la sensibilité de l’unité d’aménagement.
Non, le dragage ne menacera pas l’alimentation locale en eau potable. Plusieurs mesures de protection de l’environnement seront mises en œuvre pour assurer la protection de la qualité de l’eau durant le projet. Des rideaux de turbidité (ou des mesures de confinement similaires) seront utilisés pour isoler les aires de travail et éviter la dispersion des sédiments; ces rideaux de turbidité sont des barrières flottantes lestées au fond du cours d’eau pour contenir les sédiments qui sont remués par les activités de dragage. Le plan de gestion environnementale du projet contiendra des spécifications pour le contrôle des eaux chargées de sédiments, comprenant des mesures du rendement pour le dragage dans la zone des travaux, la surveillance environnementale en dehors de la zone des travaux en suivant des normes de qualité de l’eau avant le déversement de l’eau dans le lac Ontario par le pont-jetée LaSalle.
La meilleure façon de gérer la qualité de l’eau pendant le projet est de contrôler la turbidité. Le rendement des rideaux de turbidité sera étroitement surveillé et sa mise en place tiendra compte des leçons apprises durant le projet du pont Waaban, juste au nord de l’arrière-port de Kingston (APK). Dans le cadre de l’évaluation d’impact détaillée réalisée par le gouvernement fédéral pour l’APK et du processus de conception détaillée en cours, nous définissons des critères de qualité de l’eau propres au site. La surveillance en temps réel de la qualité de l’eau sera utilisée pour s’assurer que des seuils d’alerte ne sont pas dépassés à l’extérieur des aires de travail pendant les activités du projet.
Nous prenons également des mesures supplémentaires pour vérifier, grâce à la modélisation de la qualité de l’eau, qu’il n’y aurait aucun risque pour l’alimentation en eau de la ville dans le cas improbable d’une défaillance des mesures de confinement des sédiments pendant les travaux. Cette modélisation associée à une possible défaillance des mesures de contrôles environnementaux et la surveillance de la qualité de l’eau en aval pendant le dragage assurera la protection de l’eau potable. Pendant la mise en œuvre du projet, des contrôles de gestion adaptative seront également appliqués, notamment des contrôles stricts imposant aux entrepreneurs d’arrêter les travaux si les seuils de qualité de l’eau sont dépassés immédiatement à l’extérieur des zones de travail isolées.
Un historique complexe d'activités industrielles dans les zones entourant l'arrière-port de Kingston a entraîné la contamination des sédiments (matériaux tapissant le fond du lac) dans les lots d'eau de Transports Canada, de Parcs Canada et de la Ville de Kingston. Les produits chimiques préoccupants comprennent des métaux, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et des biphényles polychlorés (PCBs). Les produits chimiques proviennent principalement de l'utilisation historique des terres, notamment d'une ancienne gare de triage, d'une décharge, d'une usine de gazéification du charbon, d'une tannerie, d'une fonderie de plomb, de chantiers navals, de quais à carburant et à huile, de parcs de ferraille et de démolition, et d'autres activités industrielles. Des études scientifiques ont conclu que la contamination de l'arrière-port de Kingston peut présenter un risque pour les humains, les poissons, les oiseaux, les mammifères et d'autres formes de vie aquatique. Bien qu'on leur ait laissé plusieurs décennies pour se rétablir, plusieurs zones ne se sont pas suffisamment rétablies pour être sûres, et le rétablissement se poursuivra très lentement si aucune mesure de gestion des sédiments n'est prise.
Les études sur les sédiments et les évaluations des risques ont été réalisées conformément aux directives fédérales et provinciales standard, ce qui a permis d'assurer la cohérence des méthodes avec d'autres évaluations au Canada. Ces directives comprenaient le Cadre décisionnel Canada-Ontario pour l'évaluation des sédiments contaminés des Grands Lacs (ttps://publications.gc.ca/collections/collection_2010/ec/En164-14-2007-fra.pdf) et le Cadre pour l'examen et la gestion des sites contaminés aquatiques en vertu du Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (Cadre d'évaluation et de gestion des sites aquatiques contaminés - Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (dfo-mpo.gc.ca)). Les ministères fédéraux experts (notamment Services publics et Approvisionnement Canada, Santé Canada, Pêches et Océans Canada et Environnement et Changement climatique Canada) ont examiné les enquêtes et fourni un soutien technique à Parcs Canada et à Transports Canada au cours de ces études. Lorsque cela était justifié, des ajustements ont été apportés aux rapports techniques afin de répondre aux commentaires techniques des ministères fédéraux experts, avant de formuler des recommandations pour le nettoyage ou la gestion. Des enquêtes indépendantes ont également été entreprises par le Groupe des sciences de l'environnement du Collège militaire royal au cours des quinze dernières années, y compris des études scientifiques et des interprétations. Les résultats et les recommandations de leurs études ont également été examinés de la même manière et étaient largement conformes à ceux réalisés par les propriétaires de lots d'eau fédéraux, ce qui donne une assurance supplémentaire que les résultats de l'enquête sont scientifiquement solides.
La stratégie a été conçue pour équilibrer le moins de perturbations environnementales possible avec le plus grand degré d'élimination des risques liés aux contaminants. Dans cette optique, le plan conceptuel de gestion des sédiments prévoit de ne pas toucher aux sédiments dans la majeure partie du port, car les risques sont faibles dans la plupart des zones. La gestion physique (y compris les zones de dragage, de recouvrement ou d'ingénierie du littoral) a été choisie uniquement dans les zones où les risques sont les plus élevés pour les personnes, les poissons ou la faune. Bien que la nature puisse parfois se guérir elle-même en décomposant les contaminants ou en les enterrant lentement avec des dépôts plus propres, ces processus ne sont pas toujours entièrement efficaces et peuvent prendre beaucoup de temps. Dans l'arrière-port de Kingston, l'enfouissement des sédiments contaminés est très lent, car les sédiments sont fréquemment remués par les vagues, la glace, les poissons et les activités humaines.
Oui, la stratégie suit des méthodes d'investigation scientifique, combinées à une approche normalisée utilisée pour les sédiments fédéraux contaminés à travers le Canada. Le processus d'élaboration du plan de gestion des sédiments s'est appuyé sur les directives élaborées par les gouvernements canadien et provincial (Cadre décisionnel Canada-Ontario pour l'évaluation des sédiments contaminés des Grands Lacs et Cadre d'évaluation et de gestion des sites aquatiques contaminés - Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (dfo-mpo.gc.ca)). Ce document d'orientation propose une approche écosystémique scientifique de l'évaluation des sédiments et tient compte des effets potentiels sur les organismes aquatiques et ceux qui vivent dans les sédiments, ainsi que de la possibilité que la contamination s'accumule dans la chaîne alimentaire. Le cadre utilisé visait à normaliser le processus décisionnel tout en étant suffisamment souple pour tenir compte des considérations propres à chaque site. En plus de fournir un processus d'investigation scientifique à plusieurs niveaux, le Cadre comprend certains principes directeurs qui ont été appliqués à la stratégie, notamment (1) qu'elle doit être appliquée dans le contexte du bon sens (et non pas appliquée de manière inflexible) ; (2) que les sources potentielles de contamination continue sont abordées avant d'entreprendre le nettoyage ; et (3) que les impacts du plan ne causent pas plus de mal que de bien à l'environnement.
Non, le plan est actuellement au stade de concept et sera affiné en fonction des commentaires des communautés autochtones, des parties prenantes locales et du public, ainsi que des résultats d'autres études biologiques, chimiques et archéologiques du port.
Le plan conceptuel de gestion des sédiments propose de ne pas toucher aux sédiments dans la majeure partie de l'arrière-port, car les risques pour les personnes, les poissons et la faune sont faibles dans la plupart des zones. L'enlèvement des sédiments a été choisi uniquement dans les zones où il a été scientifiquement déterminé que les risques pour les personnes, les poissons et/ou la faune étaient supérieurs aux niveaux de sécurité. Le plan conceptuel de gestion des sédiments concilie également le désir de limiter la quantité de perturbations environnementales, ainsi que les coûts et les perturbations associés au nettoyage, tout en accomplissant un niveau significatif de réduction des risques chimiques. Certains sédiments doivent être retirés (c'est-à-dire dragués) parce qu'ils contiennent de fortes concentrations de contaminants qui peuvent être nocifs pour les organismes vivants. Ces contaminants peuvent persister longtemps dans l'environnement et il est très difficile de traiter les sédiments sur place. Les poissons peuvent manger des articles qui ont été exposés à la contamination des sédiments, et les oiseaux ou les personnes peuvent ensuite manger les poissons. De même, les contaminants peuvent toucher la peau des personnes qui pataugent ou nagent dans le port, ou les gens peuvent avaler les sédiments par accident. En retirant soigneusement les zones de sédiments présentant de fortes concentrations de contaminants, tout en utilisant des contrôles environnementaux pour empêcher la propagation de ces contaminants dans le port, nous pouvons réduire la quantité de contamination dans le port et les risques pour les personnes, la faune, les poissons et leur nourriture.
Bien que la nature puisse parfois se guérir d'elle-même en décomposant les contaminants ou en les enterrant lentement avec des dépôts plus propres, ces processus peuvent ne pas être entièrement efficaces et/ou peuvent prendre beaucoup de temps dans les zones où les apports de contaminants ont dépassé la capacité de guérison de la nature. Dans l'arrière-port de Kingston (APK), la réponse dépend de la section du port, car la contamination diffère d'une zone à l'autre, tant en ce qui concerne l'ampleur globale de la contamination que les combinaisons de produits chimiques présents. Dans une partie importante du port, le niveau de contamination est suffisamment faible pour que les lents processus de dégradation et d'enfouissement soient suffisants. Cependant, dans d'autres zones, le degré de contamination a dépassé la capacité de la nature à se rétablir naturellement ; la présence continue de niveaux modérés à élevés de certains produits chimiques, malgré l'abandon de la source d’origine, montre que les processus fluviaux naturels, bien qu'importants, n'ont pas permis de réduire le risque acceptable dans un délai raisonnable. Dans l’APK, l'enfouissement des sédiments contaminés est très lent, car les sédiments sont fréquemment remués par les vagues, la glace, les poissons et les activités humaines. Ces zones sont également une source continue de contamination des zones plus propres, car les sédiments sont redistribués dans tout le port, comme l'ont montré les études sur le transport des sédiments.
L'objectif du projet de gestion des sédiments est de fournir un niveau de protection suffisant pour de nombreux utilisateurs du port, y compris les humains et les animaux. Si certains peuvent désormais utiliser le port comme ils le souhaitent ou l'exigent, d'autres ne le peuvent pas. Dans certaines zones du port, il y a des dégradations visibles (p. ex. déformations de poissons, perturbation de la communauté aquatique), certains risques qui ne sont pas facilement visibles (p. ex. effets à long terme sur la santé humaine), et la gamme d'utilisations pour les loisirs (p. ex. pataugeage, natation et pêche) est limitée.
Laisser les processus naturels se poursuivre (ce que l’on appelle « rétablissement naturel surveillé ») a été considéré tout au long du projet et constitue l’approche recommandée pour la majorité de l’arrière-port de Kingston (APK) où les niveaux de contamination sont plus faibles. Si les résultats de l’échantillonnage des sédiments sur le site avaient démontré qu’un rétablissement naturel se produisait au fil du temps, nous aurions proposé de gérer une plus grande partie des sédiments de l’APK par l’intermédiaire d’un rétablissement naturel surveillé. Malheureusement, dans certaines zones, l’échantillonnage sur le terrain démontre que le rétablissement naturel ne suffit pas pour que la qualité des sédiments s’améliore sur plusieurs décennies. Cela a été confirmé par des échantillons de sédiments prélevés entre 2021 et 2024, qui montrent qu’au cours des 10 à 15 dernières années, les niveaux de contamination ont peu évolué; il existe toujours des niveaux élevés de plusieurs contaminants à des concentration qui posent des risques pour la santé humaine et l’environnement dans les sédiments de surface, là où les animaux vivent et se nourrissent. Les risques varient en importance et en type selon les différentes parties du port mais il existe de nombreux contaminants et groupes sensibles touchés dans les conditions actuelles. Cela signifie que des mesures sont nécessaires dans les zones plus fortement contaminées, où le rétablissement naturel ne suffit pas à contrôler les risques.
Si les contaminants étaient systématiquement enfouis profondément et recouverts d’une couche stable et propre de sédiments, cela aurait pu permettre davantage un rétablissement naturel surveillé. Malheureusement, une contamination importante subsiste, en partie à la surface et à de faibles profondeurs. Les processus naturels dans le port entraînent également le déplacement et le mélange des sédiments en raison de diverses activités, notamment celles des animaux, ainsi que par l’action du vent, des vagues et de la glace. Ces activités maintiennent une grande partie des contaminants en surface, même si les sources situées en amont ont été contrôlées depuis de nombreuses décennies. De récents essais effectués sur place confirment également que les sédiments continuent à se déplacer et à se mélanger autour du port.
Comme les contaminants sont présents à des niveaux supérieurs aux niveaux sécuritaires et qu’ils ne diminuent pas avec le temps, une gestion active des sédiments contaminés est nécessaire. Des mesures ciblées permettront de réduire les risques dans des zones clés, d’améliorer rapidement la situation et d’arrêter ou de ralentir la propagation de sédiments contaminés plus loin dans l’APK. L’équilibre entre l’intervention et la perturbation dans l’environnement naturel est soigneusement étudié, tant dans la conception détaillée du projet que dans le cadre du processus d’évaluation des impacts environnementaux.
Il n'est ni possible ni nécessaire d'éliminer 100 % des contaminants. De faibles niveaux de produits chimiques sont sans danger et courants dans les ports actifs et les environnements urbains. L'objectif est de retirer les sédiments contenant les plus grandes quantités de produits chimiques afin de réduire les risques à un niveau acceptable. Le niveau jugé sûr est basé sur la science et les objectifs de protection du port. L'atteinte des niveaux sûrs sera surveillée pendant et après le projet afin de vérifier que les méthodes choisies fonctionnent comme prévu.
L'assainissement consiste généralement à éliminer les contaminants d'un site par un traitement sur place ou une élimination hors site. La gestion des risques consiste généralement à gérer les contaminants sur place, en utilisant des couvertures et/ou des mesures pour bloquer les voies d'exposition identifiées comme étant à l'origine d'un risque potentiel. Souvent, la gestion des risques ne nécessite pas de modifications physiques de l'environnement, mais plutôt une surveillance des conditions de rétablissement au fil du temps. Les stratégies d'assainissement et de gestion des risques sont toutes deux conçues pour réduire les risques, et les deux stratégies peuvent protéger la santé humaine et écologique. Divers facteurs (par exemple, la faisabilité technique, la responsabilité financière, les considérations juridiques) doivent être pris en compte lors du choix de la ou des options d'assainissement et/ou de gestion des risques à utiliser. Les mesures d'assainissement et de gestion des risques peuvent être utilisées seules ou en combinaison pour gérer les risques avec succès, de manière responsable sur le plan environnemental et financier.
Certaines des plus fortes concentrations de HAP et de PCB dans le port se trouvent dans des zones littorales facilement accessibles aux personnes. Des travaux sur le littoral sont proposés pour réduire les niveaux de ces contaminants proches du rivage et empêcher tout contact accidentel avec les sédiments. L'avantage de ces travaux est plus important que pour les zones centrales du port qui sont moins souvent en contact avec les humains. L'équipe du projet recherchera les possibilités de gains de conservation de l'habitat qui amélioreront l'habitat existant et remédieront aux dégradations écologiques actuelles. Des plantations sur les rives et d'autres options naturelles pour les zones du littoral seront envisagées dans le cadre de la conception détaillée.
Il n'y aura pas de restrictions supplémentaires pour les humains ou la faune une fois le projet terminé ; toutefois, l'avis de consommation de poisson restera en vigueur, car la contamination provenant de l'arrière-port de Kingston n'est pas la principale raison de l'avis de consommation de poisson.
Le calendrier du projet sera confirmé au cours du processus de conception. Actuellement, nous menons des consultations auprès des Autochtones et du public sur le plan conceptuel de gestion des sédiments. On estime que la conception détaillée du projet et l'évaluation de l'impact sur l'environnement commenceront en 2023, et que les travaux physiques pourraient commencer en 2025 ; toutefois, ces chiffres sont susceptibles d'être modifiés au fur et à mesure que la planification progresse. Les travaux physiques devraient durer de 2 à 3 ans. Une fois les travaux physiques terminés, une surveillance à long terme du site sera mise en place. Cliquez ici pour consulter la section "Calendrier du projet" pour plus de détails.
L'intention du projet de gestion des sédiments n'est pas de lutter contre l'érosion, mais plutôt de réduire le potentiel d'exposition aux contaminants du littoral, tout en évitant que les travaux sur le rivage aient un impact négatif sur la capacité de l'habitat faunique (par exemple, l'accès des tortues aux zones de ponte). L'équipe de projet recherchera les possibilités de gains en matière de conservation de l'habitat qui permettront d'améliorer l'habitat existant et de remédier aux dégradations écologiques actuelles. Les plantations riveraines et les options naturelles pour les zones du littoral seront envisagées dans le cadre de la conception détaillée.
Nous avons entendu une forte préférence de la part de la communauté pour les stratégies de naturalisation des rives. La conception de l’assainissement proposé comprend plusieurs éléments destinés à maintenir ou à améliorer les conditions existantes du littoral. Parmi les exemples, citons les zones tampons sans dragage, l’ajout de matériaux naturels comme des débris ligneux, la plantation d’espèces indigènes et le choix de matériaux qui soutiennent ou améliorent les habitats existants. Les quantités et les types de méthodes de réhabilitation fondées sur la nature sont encore en cours d’évaluation, et la conception finale tiendra compte de facteurs comme : les caractéristiques du littoral (pentes, matériaux existants), les risques d’érosion (dû aux vagues de tempête), les caractéristiques des habitats terrestres et aquatiques, et les contraintes archéologiques.
Diverses options de gestion du littoral " plus douces " peuvent être et seront envisagées pour s'assurer que le littoral intègre l'habitat riverain, est fonctionnel pour la faune (c.-à-d. qu'il maintient l'accès des tortues aux zones de ponte) et réduit le potentiel d'exposition aux contaminants du littoral. La conception spécifique des caractéristiques du littoral sera réalisée au cours de la phase de conception détaillée et tiendra compte des commentaires reçus au cours de la participation des Autochtones et des intervenants, ainsi que des facteurs techniques, des processus hydrologiques et des caractéristiques des habitats bénéfiques. Il est entendu que la ville de Kingston a prévu des améliorations du littoral dans la région, et que ces améliorations pourraient être coordonnées avec le projet de gestion des sédiments. Le plan de gestion des sédiments en est à la phase conceptuelle et, à ce titre, il existe une certaine souplesse dans les options de conception des caractéristiques du littoral. Les options seront affinées jusqu'à la conception détaillée, en fonction de la rétroaction des Autochtones et des activités de participation des intervenants, et des résultats des études en cours, y compris l'élaboration de la EID. L'inventaire continu des ressources écologiques et la cartographie des habitats seront particulièrement importants pour affiner les plans des berges. Lorsque des zones de sensibilité spécifiques sont identifiées, elles seront prises en compte dans la conception.
La réponse dépend de la zone du port et de la nature des sédiments sous les couches draguées proposées, mais oui, le placement de sédiments propres fait partie des options envisagées pour plusieurs parties du port. Les sédiments propres ne seraient pas une couche épaisse, mais pourraient être de fines couches de sable propre, de matériau naturel plus limoneux (avec plus de carbone organique), ou une couche spéciale de matériau (avec du charbon actif) conçue pour réduire l'absorption de produits chimiques et ayant des propriétés souhaitables pour la recolonisation des invertébrés. Le programme de gestion des sédiments comprendra également un volet de surveillance post-gestion, dans le cadre duquel la contamination des sédiments et la recolonisation par les plantes aquatiques et les invertébrés des habitats naturels seront surveillées pour confirmer que les objectifs du projet ont été atteints. Si la recolonisation de l'habitat dragué ne se déroule pas comme prévu, des mesures d'atténuation supplémentaires pourront être mises en œuvre pour accélérer cette restauration. Les détails de la conception potentielle du recouvrement seront exposés lors de la phase de conception détaillée.
Des évaluations archéologiques, y compris des évaluations documentaires, des études géophysiques et des inspections visuelles, sont en cours pour s'assurer que les zones et les objets d'importance archéologique (y compris les épaves) sont correctement identifiés dans le cadre de la planification du projet. Les levés géophysiques permettront de capter des images à haute résolution et de cartographier les caractéristiques situées au fond du port, et pourront identifier des caractéristiques submergées sous les sédiments. Un véhicule télécommandé sera utilisé pour recueillir des données visuelles pendant les investigations. Ces informations seront utilisées pour évaluer le contexte et l'importance culturelle possible des éléments et pour aider à guider l'élaboration de mesures d'atténuation qui permettront d'éviter les impacts sur ces objets d'importance archéologique. Les techniques et les instruments utilisés comprennent l'échosondage multifaisceaux, le sonar à balayage latéral, le magnétomètre marin et le profileur de sous-fond.
Ces ressources ont été localisées dans la zone du projet et sont prises en compte dans l’évaluation archéologique et dans l’évaluation d’impact détaillée du gouvernement fédéral pour l’arrière-port de Kingston. Leur protection sera assurée principalement de deux façons : 1) des zones tampons d’interdiction de travail autour d’importance culturelle comme l’île Belle, et des zones d’interdiction de dragage autour d’éléments connus 2) des procédures lors de découvertes archéologiques inattendues ou fortuites mises au jour pendant les activités du projet, y compris des avis et des procédures d’arrêt des travaux. Le projet prévoit une zone tampon sans intervention autour de l’île Belle, et des zones tampons supplémentaires autour des épaves connues. Il existe également des limites aux types de mesures d’assainissement physiques, comme l’épaisseur des matériaux de recouvrement, qui peuvent être mises en œuvre en toute sécurité à proximité de ces zones.
Oui, le projet est conçu et mis en œuvre pour atteindre l’objectif général, sans exiger la résolution de tous les enjeux connexes aux utilisations des terres adjacentes. Bien que la coopération et la coordination entre les parties non fédérales qui possèdent ou gèrent les sédiments et les sols du littoral dans l’arrière-port de Kingston (APK) soient incluses dans la planification du projet, elles ne sont pas nécessaires à la réussite de ce dernier.
Il existe des parties du port, en particulier le long des rives à l’ouest, pour lesquelles l’approbation de la Ville de Kingston est requise afin d’achever les travaux proposés. Ces zones comprennent des terrains et des plans d’eau qui sont soit la propriété de la Ville, soit susceptibles d’influencer la conception du littoral. Une concertation est en cours avec la Ville pour présenter une conception qui permettra d’atteindre les cibles de réduction de la contamination requises tout en respectant les priorités de la Ville, comme la protection du littoral, l’esthétique, la protection des ouvrages municipaux et la compatibilité avec le plan directeur du secteur riverain de la Ville.
Nous n’avons pas formulé, dans la conception de l’assainissement, d’exigences nécessitant l’approbation (ou l’absence d’approbation) d’un scénario de réaménagement de la friche industrielle. Au contraire, le projet est adaptable aux changements de statut de la friche industrielle et peut être mis en œuvre sans qu’il soit nécessaire de prendre des décisions sur l’avenir de la friche. Les méthodes proposées pour le marais de la rue Orchard (unité d’aménagement PC-OM) en particulier ont été sélectionnées dans un souci de flexibilité. L’assainissement se traduira par une amélioration nette de l’environnement dans les plans d’eau fédéraux, tout en laissant la porte ouverte à des améliorations supplémentaires à l’avenir si d’autres parties conviennent d’une gestion supplémentaire du littoral ou des terres humides. Les méthodes appliquées à la PC-OM, qui comprend des habitats de marais, devraient être entièrement compatibles avec les futures prises de décision concernant d’autres parties du marais.